La centrale solaire au sol de Courtenay, en Isère, exploitée depuis 2025 par Valeco, a été inaugurée le 30 juin 2026. Installé sur une ancienne carrière, le parc affiche une puissance estimée à 4,6 mégawatt-crête et doit générer des recettes fiscales locales, avec environ 10 000 euros par an attendus pour la commune.
Valeco exploite 4,6 MWc sur l’ancienne carrière de Courtenay
Le site retenu à Courtenay illustre une tendance désormais fréquente dans les projets photovoltaïques au sol, la réutilisation de terrains déjà artificialisés. La centrale occupe environ 4,1 hectares sur une ancienne carrière, un foncier moins exposé aux critiques que les terres agricoles ou les zones naturelles sensibles. Pour la commune, ce choix limite les conflits d’usage, même si l’intégration paysagère reste un sujet suivi localement.
Le dossier instruit par les services de l’État en Isère prévoyait une puissance de 4,6 MWc, avec des tables modulaires adaptées aux technologies disponibles au moment de la construction. Cette puissance correspond, selon les données communiquées autour du projet, à l’équivalent de la consommation électrique de plus de 1 200 foyers. Ce chiffre donne un ordre de grandeur, sans couvrir toute la complexité liée à l’intermittence solaire et au raccordement au réseau.
Pour Valeco, filiale active dans les énergies renouvelables, l’opération s’inscrit dans une logique de développement territorial. Yves Paugam, coordinateur régional Auvergne-Rhône-Alpes de l’entreprise, met en avant des projets construits avec les collectivités et les propriétaires privés. À Courtenay, le montage repose sur un bail emphytéotique de 30 ans conclu avec deux propriétaires, ce qui fixe un horizon long pour l’exploitation.
Le calendrier administratif montre que le projet n’a pas été décidé en quelques semaines. Une réunion publique s’est tenue en 2023, puis l’enquête publique a permis de mettre les pièces à disposition des habitants. L’inauguration du 30 juin 2026 intervient donc après plusieurs étapes techniques, foncières et réglementaires, dans un contexte où les communes rurales sont sollicitées pour accueillir des infrastructures de production électrique.
Courtenay attend 10 000 euros annuels via l’IFER
Les retombées financières directes pour la commune restent encadrées, car l’installation se trouve sur un terrain privé. Courtenay ne perçoit donc pas de loyer lié au foncier. Le principal bénéfice municipal passe par l’IFER, l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux, appliquée à certains équipements de production d’énergie, dont les centrales photovoltaïques au sol.
La répartition de cette taxe est précise. Selon les éléments communiqués, 20 % reviennent à la commune, 30 % à l’intercommunalité et 50 % au Département. Pour Courtenay, la recette attendue est évaluée à environ 10 000 euros par an. À l’échelle d’un petit budget municipal, cette somme peut financer des dépenses concrètes, comme l’entretien d’équipements publics, des travaux courants ou des actions associatives.
Valeco a aussi indiqué avoir subventionné l’équipe locale de rugby, un geste distinct de la fiscalité. Ce type de contribution nourrit l’acceptabilité locale, mais il ne remplace pas une ressource pérenne inscrite au budget. Les élus devront donc traiter cette rentrée annuelle comme un complément, non comme un levier suffisant pour transformer durablement les finances communales.
Le dossier de Courtenay met en lumière un équilibre courant dans les projets d’énergies renouvelables. La production électrique bénéficie au réseau et participe aux objectifs climatiques, tandis que les retombées locales dépendent du montage foncier et fiscal. Dans ce cas, le choix d’une ancienne carrière réduit la pression sur les terres cultivées, mais la commune reste dépendante d’une fiscalité indirecte, partagée avec d’autres collectivités.
Questions fréquentes
- Quelle est la puissance de la centrale solaire de Courtenay ?
- La puissance annoncée est de 4,6 mégawatt-crête. Cette capacité correspond à l’équivalent de la consommation électrique de plus de 1 200 foyers, selon les données communiquées autour du projet.
- Combien la commune de Courtenay doit-elle percevoir chaque année ?
- La commune devrait recevoir environ 10 000 euros par an grâce à l’IFER. Cette taxe est partagée entre Courtenay, l’intercommunalité et le Département.
- Pourquoi le choix d'une ancienne carrière est-il important ?
- L’installation sur une ancienne carrière limite la concurrence avec les terres agricoles et valorise un foncier déjà transformé. Ce choix facilite généralement l’acceptation locale des projets photovoltaïques au sol.
À retenir
- La centrale solaire de Courtenay affiche une puissance de 4,6 MWc.
- Le parc occupe environ 4,1 hectares sur une ancienne carrière.
- Courtenay devrait percevoir près de 10 000 euros par an via l’IFER.
- Le bail emphytéotique fixe un horizon d’exploitation de 30 ans.
Sources
- Isère : les retombées de la centrale solaire pour la commune de Courtenay – ESSOR Isère
- Archives du Mercredi 05 Août 2026 – mesinfos
- À Courtenay, une centrale solaire sur ancienne carrière fournit l'électricité de 1 200 foyers — InfoRadar
- Projet de centrale photovoltaïque au sol sur la commune de Courtenay. – Enquêtes publiques 2023 – Enquêtes publiques – Mises à disposition – Consultations – enquêtes publiques – concertations préalables – déclarations de projets – Publications – Les services de l'État en Isère
- Courtenay (38) : Aménagement d’un parc photovoltaïque au sol – site d'une ancienne carrière | DREAL Auvergne-Rhône-Alpes
